La montagne de l’âme » de Gao XINGJIAN (courte note de lecture). Un roman plein de mélancolie, à suivre le personnage du livre qui pérégrine dans le sud-ouest montagneux de la Chine. A la recherche d’on ne sait quoi. Au fil de ses émotions devant la nature sombre et violente, l’eau si présente en torrents, pluies et ruissellements, devant ces villages anciens de la ruralité chinoise, les vestiges de l’histoire qui se mêlent aux légendes…
Des rencontres émouvantes et tristes avec de jeunes femmes en écho à ses échecs amoureux passés…. Questionnements, indécision, irrésolution, retours douloureux sur son passé… transposés dans une écriture toute intérieure, où le rêve accède au même statut que la réalité au fil de la narration, indescriptiblement mêlés….[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
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Gao Xingjian (chinois : 高行健 ; pinyin : Gāo Xíngjiàn), né en 1940 à Ganzhou en Chine, est un écrivain, dramaturge, metteur en scène et peintre français et chinois. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 2000.
Gao Xingjian grandit durant les répercussions de l’invasion japonaise en Chine orientale. Son père est banquier et sa mère actrice amatrice. C’est elle qui éveille très tôt l’intérêt de son fils pour les arts de la scène et l’écriture.
Il reçoit une formation de base dans les écoles de la République populaire. Et obtient un diplôme de français en 1962 à l’Institut des langues étrangères de Pékin. Il lit Nathalie Sarraute et traduit en mandarin des auteurs comme Eugène Ionesco, Jacques Prévert et Henri Michaux.
Lors de la révolution culturelle, il est envoyé durant six ans en camp de rééducation à la campagne. Il se voit forcé de brûler une valise dans laquelle il avait dissimulé plusieurs manuscrits. Et n’est autorisé à partir à l’étranger qu’après la mort de Mao, en 1979. Il se rend alors en France et en Italie. Entre 1980 et 1987, il publie des nouvelles, des essais et des pièces de théâtre mais son avant-gardisme et sa liberté de pensée lui attirent les foudres du Parti communiste chinois. Ses théories littéraires, exposées dans Premier essai sur l’art du roman (1981) vont délibérément à l’encontre des dogmes d’État et du réalisme révolutionnaire prôné par le régime. Plusieurs de ses spectacles, expérimentaux et influencés par Bertolt Brecht, Antonin Artaud et Samuel Beckett sont montés au Théâtre populaire de Pékin. Ils trouvent un large écho auprès du public (comme Signal d’alarme en 1982). La pièce absurde à grand succès Arrêt de bus (1983), virulente satire de la société pékinoise, est condamnée lors de la campagne contre « la pollution spirituelle ». Le caractère subversif de ses œuvres le confronte inéluctablement à la censure.
En 1985, L’Homme sauvage fait l’objet d’une grande polémique et suscite l’intérêt de l’opinion internationale. L’Autre Rive (1986) est interdit de représentation. En 1987, il est contraint à l’exil et est depuis déclaré persona non grata sur le territoire chinois. Il vit en France depuis 1988, où il a obtenu l’asile politique. En 1989, il quitte définitivement le Parti communiste chinois après la répression du mouvement étudiant sur la Place Tian’anmen. En 1998, il obtient la nationalité française.
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