« L’Ombre du chardon » d’Aki SHIMAZAKI (note de lecture)

Cette note de lecture rassemble des éléments sur les 5 courts romans que l’auteure a écrit sous le nom commun « L’Ombre du chardon ». Elle prolonge la méthode narrative déjà adoptée pour « Le Poids des secrets » avec ses 5 romans [1].

AZAMI, HÔZUKI, SUIZEN, FUKI-NO-TÔ et MAÎMAÎ composent donc cette suite de récits où les personnages évoluent dans le Japon post-moderne. Les tensions entre conformité morale de la vie sociale et familiale, écarts parfaitement cadrés et débordements, constituent la trame du récit. L’auteure entretient, d’un roman à l’autre, un suspense dans le déroulement de l’intrigue vécue par les différents personnages qui composent la même scène.

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AZAMI, le chardon (1/5)

Dans ce premier des 5 romans, Mitsuo Kawano occupe la place centrale du récit. C’est un jeune cadre, rédacteur dans une maison d’édition. Il a la trentaine, il est en pleine ascension sociale. Marié avec Atsuko, une femme active, bienveillante, dynamique. Une excellente mère pour leurs deux enfants. Seul bémol, ils sont sexless. C’est-à-dire qu’ils n’ont plus de relations sexuelles.

Aki SHIMAZAKI (Azami 1/5)

Amour d’enfance

Mitsuo retrouve par hasard son premier amour, Mitsuko. Une femme avec qui il a partagé un temps d’école primaire, 24 ans auparavant. Elle est entraineuse, un soir par semaine, dans un bar de grand luxe où elle ébloui les intellectuels tant par ses connaissances et son intelligence, que par sa beauté. Le reste du temps, elle est serveuse dans un bistrot. Elle rêve d’ouvrir une boutique de livres d’occasion.

Alors que la femme de Mitsuo s’installe à la campagne pour se lancer dans l’agriculture biologique, il reste très souvent seul à la ville. Il noue une relation avec Mitsuo qui l’a toujours fasciné par sa sensualité, la pertinence de ses idées, et la distance mystérieuse qu’elle met avec le reste du monde.

Dénonciation et retour à l’ordre conjugal

La relation qu’entretiennent Mitsuo et Mitsuko est dénoncée d’une façon anonyme auprès des supérieurs de Mitsuo. Ainsi qu’auprès de son épouse. Mitsuo est mis au pied du mur. Il doit choisir.

Il démissionne de son travail et décide de rejoindre sa femme à la campagne où il créera une revue. Il annonce sa séparation à Mitsuko. Celle-ci disparait sans laisser trace. Elle a quitté l’appartement qu’elle occupait avec son fils de 4 ans, sourd et muet. En emportant avec elle, les milliers de livres qui tapissaient son bureau.

La fleur du chardon ne se laisse pas approcher sans piquer qui tente de la prendre

Ses épines peuvent blesser. Une façon de tenir à distance les autres. Que cache cette posture de Mitsuko ? Le prochain roman va nous le révéler.

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HÔZUKI, la « lanterne japonaise »[2] (2/5)

Dans ce second roman de la série « L’ombre du chardon », le récit est en effet vu par les yeux de Mitsuko. Cette femme cultivée, belle, sensuelle, mystérieuse. Une femme courageuse, rebelle aux conventions établies. Mitsuko vit avec son fils Tarô, un enfant métis, mi-asiatique mi-européen. Sa mère et lui communiquent par le langage des signes [3] car Tarô est sourd et muet.

« L’Ombre du chardon » (Hôzuki 2/5)

Mitsuko tient, avec l’aide de sa mère, une boutique de livres d’occasion, spécialisée dans la philosophie, les arts, la littérature.

Elle a eu jusque-là des amants dont elle a maintenant de bons souvenirs. Mais ils se sont éloignés d’elle devant son refus du mariage. Lors de sa relation avec un jeune étudiant en philosophie, Shôji, elle est tombée enceinte accidentellement. Elle a avorté, seule. Shôji le lui a toujours reproché.

Ce jeune philosophe occupe une grande place dans la mémoire de Mitsuko. Mais elle ne regrette pas leur rupture. Lors de son avortement, elle a perdu ses ovaires. Elle ne peut plus avoir d’enfant.

Le secret des origines de Tarô

Elle est seule à savoir que Tarô n’est pas son enfant biologique. Elle a inventé un récit vraisemblable. Tarô est un enfant qu’elle aurait eu avec un peintre espagnol pendant un séjour à Madrid. Ce peintre serait mort pendant sa grossesse. La vieille sage-femme qui a permis l’inscription de l’enfant sur le registre de l’état-civil est morte. Même la mère de Mitsuko ignore cette histoire. La trame de ce roman se noue autour de ce secret.

En réalité, Mitsuko a trouvé cet enfant… dans la consigne d’une gare de province. Par un après-midi d’hiver. La neige tombait sur la petite ville. Mitsuko, qui vient d’avorter, prend immédiatement la décision de garder ce nourrisson pour elle. Elle ne le déclare pas à la police comme enfant abandonné. Elle obtient d’une vieille sage-femme la déclaration qui lui permet de donner à ce bébé une identité et de le reconnaitre comme son fils biologique. C’est la sage-femme qui lui donne le prénom de Tarô.

Un jour une femme…

… entre dans sa boutique pour acheter des livres de philosophie pour son mari. Un diplomate qui vient d’être nommé en poste en Allemagne, et qu’elle doit rejoindre quelques semaines après.

Madame Sato, élégante, raffinée, fait partie, visiblement, de la haute société. Elle vient à la boutique avec Hanako, sa fille. Dans un coin de la librairie, Tarô, 7 ans, joue et dessine des animaux. Hanako se dirige vers lui et partage son jeu. La fillette est d’à peu près du même âge. Madame Sato est touchée par la présence de Tarô et l’attirance qui s’est immédiatement nouée entre les deux enfants.

Femme du peuple

Mitsuko refuse toutes les tentatives de Madame Sato pour se rapprocher d’elle. Elle ne supporte pas cette « fragilité de femme » que Madame Sato affiche. Elle qui vient d’un milieu populaire, qui a vécu durement jusque-là. Qui s’est même prostituée pendant deux ans, dans une ville du Nord du Japon pour vivre, elle et son « bébé trouvé ». Elle dont la mère a fait de la prison. Elle a quitté l’école avant le baccalauréat. Toute sa culture, elle l’a acquise par ses lectures et les échanges avec ses amants. Elle qui est entraineuse dans un bar de luxe, chaque vendredi soir.

Madame Suto…

La veille de son départ pour rejoindre son diplomate de mari en Allemagne, Madame Suto vient voir Mitsuko. Elle bouscule la réticence de celle-ci et parvient à raconter son histoire. Elle a abandonné un bébé il y a 7 ans, dans la gare d’une petite ville de province. Un bébé métisse, probablement sourd. Elle est persuadée que Tarô est cet enfant abandonné.

Mitsuko est prise d’une immense frayeur. Elle comprend que l’histoire de Madame Suto est vraie. Mais elle va défendre sa position de mère. Tarô est « son fils ». Sans faillir. Sans fléchir face à cette bourgeoise fragile et désemparée.

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SUIZEN, le narcisse [4] (3/5)

Le roman tourne autour de Gorô, un cinquantenaire président d’une entreprise florissante d’importation d’alcools et de fabrication d’un whisky local. Une entreprise où sa demi-sœur est très active. C’est lui qui, indirectement, a permis que Mitsuo retrouve son ancienne camarade d’école, Mitsuko.

C’est peu dire que Gorô a un comportement narcissique. Il est content de lui comme patron, comme mari et comme père, comme amant auprès des femmes et des ses maitresses. Tout doit céder à ses désirs, ses pulsions.

Son narcissisme l’aveugle

C’est en réalité sa demi-sœur Aïe et son mari qui impulsent à la société son dynamisme. La fréquentation assidue par Gorô des évènements mondains est de peu de poids devant les réalités du business. Son fils résiste à la place que Gorô lui destine, comme futur président de la société. Il veut faire des études de psychologie, pas de commerce ! Ses maitresses se lassent de la relation de pouvoir qu’il entretien avec elles. Le prestige et l’argent ne peuvent pas acheter l’amour.

Gorô a toujours eu des difficultés dans sa scolarité. Il a réprimé ses dispositions pour le piano, pour la chanson, pour faire une obscure école de commerce. Une école sensée lui donner les clés pour diriger l’entreprise fondée par son grand-père et transmise par son père. Tandis que sa demi-sœur, brillante, a fait les plus grandes écoles

(Suizen 3/5)

La vraie vie prend sa revanche

Gorô rencontre brusquement une succession d’échecs. La présidence de la société qu’il destinait à son fils lui échappe. C’est sa demi-sœur qui y accède par le jeu des parts du capital. Son fils et sa mère quittent le foyer conjugal pour s’affranchir de son pouvoir tyrannique et lointain. Ils abandonnent la maison familiale. Gorô ère seul, dans sa villa. Un chat noir passe dans le jardin.

On apprend que c’est lui qui a dénoncé par voies anonymes la relation de Mitsuo avec Mitsuko (dans le premier roman de cette même série : AZAMI).

Encore plus humiliant pour Gorô, ses maitresses se détournent de lui. Gorô se retrouve seul. On lui a attribué un poste honorifique dans sa société, mais sans pouvoir. Il a tout perdu. Il découvre le chat noir blessé dans sa maison et l’amène à une clinique vétérinaire. Il s’occupe de son chat.

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FUKI-NO-TÔ, tige florale de pétasite [5] (4/5)

Le 4° roman de la série l’Ombre du chardon fait d’Atsuko l’héroïne principale. C’est la femme de Mitsuo, le rédacteur qui a quitté la ville et sa maitresse Mitsuko, une amie de l’école primaire revue quelques mois avant. Mitsuo a rejoint son épouse à la campagne, où il a fondé une revue locale. Là, Atsuko a monté une entreprise de production de légumes biologiques. Elle et son mari ont repris une vie conjugale.

C’est par voie anonyme qu’elle a été informée de la liaison de son mari avec une maitresse. On a vu dans le roman précédent que c’est Gorô qui a fait ce geste méprisant.

Atsuko recrute une assistante pour son exploitation agricole

Le hasard met Yukiko Yada, une amie du lycée, sur sa route. Fukiko, une belle quadragénaire, vient de divorcer. Elle accepte ce travail d’assistante que lui propose son amie retrouvée, Atsuko.

Mais cette relation professionnelle réveille une intense relation de jeunesse où les deux amies avaient étaient attirées l’une vers l’autre.

« L’Ombre du chardon » d’Aki SHIMAZAKI (Fuki-No-Tô 4/5)

Plus de 20 ans après leur amour d’adolescentes…

… elles sont prêtes à assumer leur penchant amoureux, l’une pour l’autre. Le hasard rend la chose possible. Atsuko et Fukiko deviennent amantes. Elles se sentent revivre dans l’amour, loin des conventions sociales de la vie conjugale.

Atsuko veut assumer sa relation y compris devant son mari. Lui qui a rompu une relation avec sa maitresse quelques années avant, pour rebâtir sa vie familiale.

Ce 4° roman se clôt sur la lettre qu’Atsuko a adressé à Mitsuo pour lui annoncer qu’elle a décidé de vivre cet amour.

Une écriture toute en finesse, avec des mots précis, des phrases courtes…

Aki Shimazaki continue de nous enchanter avec son écriture simple et délicate. Y compris dans l’évocation des gestes de sensualité qui rapprochent les deux femmes. Avec toujours la nature très présente, comme support d’expression, comme amplificateur des émotions.

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MAÏMAÏ, l’escargot (5/5)

Avec le dernier des romans de la série « L’ombre du chardon », l’auteure referme la boucle de l’histoire des personnages. Mitsuko vient de mourir brutalement. C’est autour de lui, Ratô, que se construit ce roman.

L’histoire de Ratô que sa mère a racontée

Ratô est maintenant un jeune homme qui gagne sa vie comme mannequin. Mais il a décidé de suivre sa vocation de peintre. Son histoire, telle que l’a raconté sa mère, est celle d’un enfant posthume. Il serait né d’un père espagnol, artiste peintre, mort alors que Mitsuko était enceinte.

Il est donc métis, half, comme l’auteure l’écrit. Il est de plus sourd-muet et communique avec facilité grâce au langage des signes et à sa capacité à lire sur les lèvres.

Après la mort de sa mère, Ratô retourne dans sa maison où il va vivre avec sa grand-mère qui l’a élevé. Et de faire de la boutique de livres son atelier de peinture.

« L’Ombre du chardon » d’Aki SHIMAZAKI (Maïmaï 5/5)

Ratô rencontre Hanako

Une rencontre ? Plutôt des retrouvailles ! Ratô retrouve celle avec qui il a joué quand il avait 7 ans. La mère de Hanako, Sato, était venue à la boutique acheter des livres de philosophie pour son mari, diplomate. Elle était tombée fascinée par cet enfant métis sourd et muet. Exactement l’enfant qu’elle avait abandonné dans la consigne d’une gare de province, il y a 25 ans. Juste l’âge de Ratô aujourd’hui. Sato, tombée enceinte d’un européen marié, ne pouvait assumer sa situation devant sa famille bourgeoise et traditionnelle.

Face à Sato qui l’interrogeait, Mitsuko avait défendu farouchement sa maternité biologique (dans le second roman de cette série, HÔZUKI)

Ratô est Hanako éprouvent une attirance irrépressible

Ils ne savent rien de leur lien de sang. Ils vont s’aimer avec une force immense. Ils se font la promesse de se marier. Mais se dresse l’obstacle familial, du coté d’Hanako. Sa mère Sato souhaite qu’elle épouse un diplomate.

Mais cette exigence sociale en pèsera pas quand Sato découvrira que le fiancé de sa fille n’est autre que Ratô. Elle sait que ce jeune homme est le fils qu’elle a abandonné.

La rencontre de Hanako réouvre pour Sato le souvenir de son crime

Elle se sent criminelle d’avoir abandonné son nouveau-né. Et sa fille, sans le savoir, ravive cette immense douleur. Alors que son diplomate de mari retourne à Bruxelles prendre son poste, Sato est internée dans un hôpital psychiatrique. Elle ne peut supporter la tension créée par l’amour que sa fille et celui qu’elle sait être son fils éprouvent, l’un pour l’autre.

Ratô va revoir Sato dans sa chambre d’hôpital. Elle lui dévoile sa vérité sur sa naissance. Comment peut-elle faire autrement, devant cette union qui se noue entre ses enfants ? Elle décharge sur les épaules de Ratô son terrible secret. Celui de son crime d’abandon.

La série des 5 romans s’arrête à ce point

Ratô a recueilli deux récits contradictoires sur sa naissance. Celui de sa mère d’amour, Mitsuko. Et celui de sa mère biologique Sato, qu’il a retrouvé en tombant amoureux de Hanako, sa demi-sœur. Comment Ratô, le métis, le sourd muet, l’artiste peintre, fou amoureux de Hanako, va-t-il vivre avec ce poids ?

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Comme dans Le Poids des secrets…

… Aki Shimazaki noue son récit autour de l’amour que se portent, sans connaitre leur identité biologique, deux êtres liés par des liens de sang. Demi-frère et demi-sœur sans le savoir. Les amours impossibles et les secrets composent les fils sur lesquels l’auteure tisse et retisse son écriture.

Et comme dans le Poids des secrets, l’auteure donne à ses personnages qui jouent un rôle clé dans le récit, un prénom homme et femme qui ne diffère que par une lettre. Ainsi de Yukio le garçon et Yukiko la fille dans Le Poids des secrets. Ainsi de Mitsuo et Mitsuko dans L’Ombre du chardon. Au-delà de ce rapprochement des sons à l’énoncé oral des prénoms, l’auteur donne un rôle important à leur signification.

Le portrait d’une femme…

Ainsi Aki Shimazaki dessine, par petites touches tout au long de ses romans, le portrait d’une femme indépendante, cultivée, courageuse, intelligente, sensible, aimante… mais insaisissable. Mitsuko, Sayoko, mais aussi Atsuko et Fukiko représentent ce type de femme, avec des nuances pour chacune d’entre elles. Comme Mariko dans Le Poids des secrets. Est-ce un idéal de femme que l’auteure nous livre là ?

Pas de dénigrement systématique des hommes

L’auteure met aussi en scène des figures d’hommes fidèles, courageux, protecteurs, non dominateurs. Mais elle garde une haute vigilance sur la question de la femme et de sa domination possible par les hommes. Elle détaille les mécanismes des systèmes patriarcaux qui s’insinuent dans les comportements individuels chez les hommes qui disposent de pouvoirs et en usent pour soumettre des femmes à leurs pulsions.

Dans le roman SUISEN (« Narcisse »), Aki Shimazaki met en scène Gorô, un homme qui cumule les pires inclinaisons dans les sociétés en transition. De la tradition il tire ses penchants patriarcaux. Et de la modernité (ou post-modernité) ses dérives libérales, avec l’obsession du statut accordé par l’argent. Avec le mépris du savoir.

La langue française et la culture japonaise

L’écriture est toujours légère, simple, directe. Elle porte pourtant une immense charge d’émotion. Le récit emprunte des détails de la vie quotidienne pour composer le décor des drames qui se nouent entre les êtres humains.

Parmi ces « détails », l’auteure attache une importance particulière à la nature et au temps qu’il fait dehors. La neige, la pluie, les nuages et leurs formes… Les fleurs qui ponctuent les saisons avec leur signification dans les émotions humaines. Les hirondelles, les lucioles, les chats… jouent aussi leur rôle dans la narration.

Aki Shimazaki enrichit la langue français dans laquelle elle écrit ses roman. Elle imprègne son écriture de quelques-uns des traits de la riche culture japonaise.

La lecture des mots dans le système japonais d’écriture

Dans cette série de romans, l’auteure nous entrouvre la porte sur la signification et à la prononciation des signes par lesquels s’écrit la langue japonaise. Notamment au travers de l’apprentissage de la langue et de son écriture par Tarô, le fils de Mitsuko. On y parle de Kanji (idéogrammes chinois). De Hiragana (écriture syllabique japonaise). De Katakana (écriture syllabique japonaise utilisée pour les mots d’origine étrangère). De Furigana (écrit à côté d’un Kanji pour en faciliter la prononciation).

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Pour une autre série de romans de l’auteure Aki Shimazaki : « Au cœur du Yamato »  ==> ICI

Pour en savoir plus sur l’auteure, voir ==> ICI

[1] Voir le lien vers le premier des 5 romans de la série « Le Poids des secrets » ==> ICI

[2] Hôzuki, c’est le physalis, appelé communément « lanterne japonaise ». Pour en savoir plus, voir ==> ICI

[3] On pense ici à l’ouvrage de Roland Barthes L’Empire des signes. Un récit de voyage publié en 1970, mélange de littérature des voyages et de discours scientifique. De textes illustrés d’images du Japon, de la ville de Tokyo et de Japonaises. Pour en savoir plus sur ce récit, voir ==> ICI

[4] Le narcisse, dont fait partie la jonquille, fleur de printemps. Pour en savoir plus, voir ==> ICI

[5] Le pétasite du Japon, (en japonais : 菜蕗), également appelé fuki (フキ), est une plante vivace native de l’Asie de l’Est et cultivée au Japon principalement dans la préfecture d’Aichi. Les jeunes pousses et les bourgeons floraux sont consommés comme un « légume de montagne ». Pour en savoir plus, voir ==> ICI