Nébuleuse d'Andromède : Capacité physiques à voir les étoiles, capacités cognitive à les reconnaitre, les nommer

L’œil, capacités physiques et capacités cognitives

(La photo en tête de ce texte représente la Nébuleuse d’Andromède)

L’œil humain est le plus performant dans les premières années de l’enfance. Dès l’âge de deux ou trois ans, l’œil perd progressivement ses capacités physiques de vision. Parallèlement, le savoir de l’enfant se développe. Il acquiert de plus en plus de capacités pour discerner visuellement les gens et les choses qui l’entourent. Et aussi pour les nommer…

Ainsi de l’observation à l’œil nu des étoiles dans le ciel

Si possible en montagne, par une belle nuit sans lune et sans nuées. Voir la nébuleuse d’Andromède, la seule que l’on puisse voir sans outil d’observation. Il s’en dégage une impression d’infini à voir en modèle réduit une galaxie toute entière. Cette nébuleuse est cachée près du Grand Carré de Pégase formé des étoiles Markab, Sheat et Algenib, derrière Cassiopée. A l’opposée de l’étoile Polaire. Elle n’est visible, en été et de l’hémisphère Nord, qu’en début de soirée.

L’œil d’un enfant de 3 ans verra des millions d’objets célestes

Mais il n’en reconnaîtra aucun, n’ayant pas encore développé un savoir sur ce champ de connaissance. L’œil d’un jeune adulte verra déjà beaucoup moins de ces objets. Mais il commencera à distinguer les principales constellations. Et aussi quelques étoiles qu’il saura distinguer des planètes, à la position éphémère par rapport aux étoiles et leurs constellations.

Etoiles dans le ciel corse. Capacité physiques à voir les étoiles, capacités cognitive à les reconnaitre, les nommer
Photo pris en pause dans le ciel Corse en décembre 1975

L’œil d’un astronome aguerri verra des milliers d’objets qu’il saura distinguer, identifier, nommer. Il aura cette capacité alors que ses aptitudes physiques de vision seront dix fois, cinquante fois moindre que celles dont il disposait quand il était enfant.

Ainsi, deux courbes se croisent

Celle qui nous accorde, de naissance, des capacités physiques et celle que nous pouvons construire, par le savoir. Cette construction est l’œuvre de toute une vie. Quand la vieillesse approche, on en prend conscience avec plus d’acuité. Qui se soucie des objets dans le ciel quand on a vingt ans ? Et tout à découvrir à porté de la main ?

Au bout de sa vie, le vieux savant aveugle voit dans sa tête toutes les étoiles du ciel.


Sur la Nébuleuse d’Andromède ==> ICI

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