Le temple de la grue écarlate. Une enquête du mandarin Tân

« Le temple de la grue écarlate. Une enquête du mandarin Tân » de TRAN-NHUT (note de lecture)

Aux confins de l’Empire vietnamien du XVII° siècle.

Une histoire qui nous mène dans la société rurale vietnamienne d’il y a 400 ans. Un nouveau mandarin arrive dans une petite ville, théâtre d’étranges meurtres d’enfants. Des enfants totalement handicapés.

Le temple de la grue écarlate : une enquête du mandarin Tân

Le jeune mandarin Tân va se lancer dans une enquête en mobilisant les acteurs locaux. L’entrepreneur, le mandarin militaire (qui est sous ses ordres), le maire, l’instituteur… Qui est qui, véritablement ?

Une intrigue qui puise dans les croyances locales

Un monastère en ruine. Des moines experts en arts martiaux. Une histoire d’amour, contrariée. Des différences de caste, infranchissables, qui changent l’amour total en haine implacable. Une eau miraculeuse qui repousse la malédiction de donner naissance à des filles. Le vif argent qui provoque des malformations aux bébés. Un homme atteint de syphilis qui se soigne par des manipulations de mercure.

Mais aussi dans les grands enjeux philosophiques – religieux

La montée du confucianisme devant le bouddhisme en déclin. La référence aux textes érotico-philosophiques taoïstes…

L’intrigue se noue autour de l’enquête policière du mandarin

Le jeune jeune mandarin est l’objet de toutes les convoitises familiales pour nouer une alliance matrimoniale. Un alliance qui rehausserait le statut de la famille de la fille qui serait épousée. Le mandarin Tân finira par dénouer le mystère des meurtres étranges. Il confondra le coupable, mais devra tenir compte des règles déroutantes de la justice impériale.

On pense au roman « Le nom de la rose »

A la lecture de ce livre, vient à l’esprit le roman d’Umberto Ecco, romancier italien contemporain. Une histoire qui prend une abbaye bénédictine du XIV° siècle en Provence comme théâtre d’un drame mystérieux. Avec des disparitions inexpliquées de moines. Un ex-inquisiteur, par la force de ses déductions, va en découvrir la clé.

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Les deux auteurs : Thanh-Van Tran-Nhut, née le 1er janvier 1962 à Huê (République du Viêt Nam), et Kim Tran-Nhut, née le 24 octobre 1963 dans la même ville. Deux sœurs, scientifiques, qui se sont lancées dans la littérature.

Pour en savoir plus sur les auteurs ==> ICI

Et sur le roman « Le nom de la Rose » ==> ICI

Et sur le système de mandarinat hérité de la Chine ==> ICI

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