Le chardonneret du Consulat de France à Marrakech, au centre de la ville

L’histoire se passe de part et d’autre du haut mur d’enceinte du Consulat de France à Marrakech. C’était avant les travaux qui ont harmonieusement redessiné les anciens jardins du Consulat. Et les ont transformés en jardin public. Pour le grand plaisir des habitants de la ville.

Des amoureux du chant exceptionnel d’un chardonneret se réunissaient pour savourer, à la tombée de la nuit, la mélodie unique de ce mâle dominant (2011). Amateurs avisés parmi les marrakchis (habitants de la Ville rose) d’un côté du mur, Consul en personne de l’autre côté. L’oiseau était devenu une vrai diva avec ses admirateurs.

Un beau jour, plus de chant, plus d’oiseau

Une main sans scrupule a attrapé et mis en cage l’oiseau chanteur pour en faire une marchandise. Ce bel oiseau chanteur vaut au moins 150 Dirhams (15 euros) sur le marché des oiseaux chanteurs. Le Consul se renseigne auprès des clubs d’amoureux des chants d’oiseau du quartier, sans succès. Mais on finit par trouver des chardonnerets chanteurs dans un jardin proche du Consulat. Le son et la mélodie uniques de l’oiseau du jardin du Consulat se sont transmis. Ils courent maintenant de Sidi Mimoun aux jardins de la Koutoubia. Le bel oiseau a fait école. Son chant continue sans lui.

Dans quelle cage est-il maintenant, pour enchanter ses propriétaires?

Au demeurant, le chardonneret mâle dominant est un niais, de se laisser attraper si facilement. Le piège est formé d’une femelle attachée, et d’un autre mâle en cage à côté. Ce dernier chante pour séduire la femelle. Et attire ainsi d’autres mâles qui tombent dans les pièges tendus autour de ce dispositif. Un niais, vraiment ?


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