Retour de Chine. Hutongs, grilles et grues

Hutongs, grilles et grues

Ces ruelles dans la ville de Pékin, les hutong (胡同), qui s’enfoncent perpendiculairement aux grands axes. Des maisons basses, organisées autour d’une cour intérieure selon un ordonnancement classique. Certains hutong ont une porte d’accès circulaire, très élégante. On peut les comparer aux derbs dans les médina arabes. C’est dans les quartiers de hutongs que se déroulent les événements consignés dans le roman « Quatre générations sous un même toit » (四世同堂) de l’écrivain chinois Lao She (1949). Ce sont les lieux du Pékin populaire, ancien, autour de la Cité Interdite qui constitue le centre de la ville.

Les grilles aux fenêtres et balcons courent du bas en haut des très hauts immeubles qui ont envahi la périphérie de la ville. On commence par en mettre au rez-de-chaussée et au premier étage, c’est évident. Mais ces grilles du bas permettent d’accéder aux fenêtres et balcons du second étage, qui se protège par des grilles. Lesquelles permettant d’accéder au troisième étage, une autre rangée de grille surgit…. Et ainsi jusque au sommet de l’immeuble, 30 étages plus haut.

Shanghai : dans les années 1990-2000, la ville, en pleine frénésie constructive, concentrait les trois-quart des grues du monde pour l’édification d’immeubles toujours plus hauts, plus audacieux. Aujourd’hui, la ville regroupe 23 millions d’habitants. Ces grues ont construit des milliers d’immeubles de 30 étages et plus. La tour la plus haute, à Putong, fait 600 de hauteur, soit 2 fois la Tour Eiffel. Elle présente une forme étrange, comme un bâton étroit, légèrement tordu. Ces constructions ont détruit des milliers de maisons traditionnelles, regroupées comme à Pékin en hutongs.

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