« Ce qu’il advint du sauvage blanc » de François GARDE (note de lecture).

« Ce qu’il advint du sauvage blanc » de François GARDE (note de lecture).

Au milieu du XIX° siècle, un jeune marin français est perdu sur la côte Nord-Est de l’Australie. Dix-huit ans plus tard, un bateau anglais le découvre : tatoué de haut en bas, entièrement nu, ayant perdu l’usage du français, méconnaissant l’usage de la monnaie, il est devenu un « sauvage », au contact des hommes les plus noirs, les plus primitifs qui soient. Ramené en France, il ne dira rien (ou presque rien) de son passage « de l’autre côté » de la civilisation occidentale.

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman, écrit par un haut fonctionnaire français contemporain, couronné de prix, parle de l’altérité, de l’altérité absolue dans laquelle a plongé un jeune breton de 18 ans, où les règles de l’amour, le rapport au temps, à la rareté, à l’effort, au groupe, au rire, à la nourriture, à la hiérarchie, à la mort… sont totalement différents de ce qui s’est construit en Europe. Une Europe totalement certaine de sa supériorité absolue sur le reste du monde. Le livre narre le difficile chemin retour que cet homme mène, à réapprendre le français et les usages de son pays natal, et son incapacité à parler de son immersion dans la face Sud du monde.

Le livre nous laisse sur cette frustration : à la fin de la lecture, on n’a rien appris sur ce qui se passe vraiment « de l’autre côté de la ligne ».

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