Un bref éclair du sentiment d’humanité.

Un bref éclair du sentiment d’humanité.

Hôpital Avicenne, Rabat. Je déambule au sein du parc de l’hôpital, pour un rendez vous de travail. Des patients et leurs familles qui cherchent leur chemin, des personnels soignants qui s’affairent, des ambulances et autres véhicules qui circulent, au pas.

Soudain, je vois un brancard qui s’avance, poussé par deux aides-soignantes qui discutent calmement. Allongée, une forme humaine entièrement couverte par un drap. Je comprends qu’il s’agit d’un mort que l’on dirige vers la morgue proche. J’imagine le corps d’une femme ou d’un homme âgé, décharné.

En face, témoins comme moi, deux femmes en jellaba traditionnelle ont vu la scène. Nos regards se croisent un instant. Sans un mot, nous partageons, en un éclair, quelque chose de profond que je ressens comme l’appartenance commune à l’humanité, notre sort commun devant la mort par delà nos différences de genre, de pays, de langue…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *