formules mathématiques à la Gare du Nord - Paris

Pourquoi la brune m’a-t-elle rendu mon portefeuille ?

Samedi 3 août 2019. Je reviens en RER de Roissy avec Milena arrivée par avion de Berlin

Gare du Nord, quai du RER B

Nous descendons à la Gare du Nord. Quelques pas sur le quai, une jeune fille court après moi avec à la main… mon portefeuille contenant carte d’identité, carte bancaire et diverses autres cartes.

Elle me tend le portefeuille, revient en arrière et saute dans le RER qui repart aussitôt vers Châtelet. Je regarde l’objet dans mes mains : c’est bien mon portefeuille. Il ne manque aucune carte. Seul, le billet de 20 euros glissé dans la poche latérale a disparu.

Je suis sidéré

je n’ai pas eu le temps de ressentir la perte… que déjà je ressens le fait d’avoir retrouvé mon objet perdu !

Avec le recul, je reconstitue la scène

Au moment de descendre du train, je suis derrière une jeune fille (celle-là même) qui freine légèrement la descente. Je suis près d’elle, je lui dis « pardon » pour la faire avancer, elle me répond « Sorry, Sorry » et accélère vers la sortie du train. J’ai vaguement repéré un groupe de trois jeunes filles de 15 à 16 ans, une aux cheveux bruns, deux autres plutôt blondes. Un léger bousculement, je sors du train sans sensation particulière (le portefeuille est dans la poche basse de mon pantacourt, fermée par un scratch).

Et le tour est joué pour les trois filles. Comme moi, Milena n’a rien vu.

Mais diable, pourquoi la brune m’a-t-elle rendu mon portefeuille ?

On peut faire un tas d’hypothèses sur ce que signifie ce geste… Pour ce qui me concerne, je suis rassuré a posteriori. Aucune perte majeure, mais je continue de m’interroger… Comme on peut le faire à propos des formules mathématiques mystérieuses inscrites sur les murs des quais du RER à la Gare du Nord (photo ci dessus).

Avec encore plus de recul, je me remémore des scènes semblables

La première se passe en juillet 1971 à Naples. Je parcours la ville basse en attendant le bateau qui va nous mener en vacances à l’île (volcanique) de Stromboli. Nous sommes entourés d’adolescents qui veulent nous montrer, nous vendre quelque chose. Nous ne comprenons pas ce qu’ils veulent… jusqu’au moment où je m’aperçois que j’ai été délesté de billets (des Francs français) glissés tout serrés dans ma poche de jean de devant. Comment ont-ils fait pour m’approcher ainsi ?

L’autre souvenir, c’est en juillet 1998, l’équipe de France vient de remporter la coupe du Monde de football avec Zidane comme maître d’œuvre. C’est l’équipe Black Blanc Beur qui gagne et fait gagner la France. Des manifestations de joie éclatent partout en France. Je descende Place de la République pour m’associer à cette joie collective (et éphémère). Une légère bousculade dans l’euphorie du moment, on me marche sur le pied… et je me retrouve sans quelques billets glissés dans ma poche arrière.

Mais dans ces deux cas, on n’a pas de question à se poser !

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