Paris des marges

C’est le Paris des arrondissements périphériques, ceux qui sont limitrophes de la banlieue, soient les XIII°, XIV°, XV° sur la rive gauche, XVI°, XVII°, XVIII°, XIX° et XX° sur la rive droite. Parler du Paris « des marges » est un peu exagéré, j’en conviens. Mais quand Paris ne comptait que 12 arrondissements, on disait des concubins qu’ils « s’étaient mariés à la Mairie du XIII° »… qui n’existait pas !

C’est aussi le Paris des cours intérieures, autrefois occupées par les artisans et même la petite industrie. Quelques cheminées témoignent de cette activité industrieuse. Aujourd’hui, les petites manufactures sont devenues des ateliers de designers ou d’artistes, mais aussi des appartements.  Les allées de ces cours sont amplement végétalisées. Les « bobos » occupent Paris, repoussant dans les banlieues (ces lieux « mis au ban ») le Paris populaire. Le Nouvel an chinois, ici célébré par des vietnamiens, apporte ses couleurs et ses rythmes à Belleville. Le Paris ville-monde, métropole !