Crise en images (d’un clic)

La société va mal. Comment nommer ce malaise aux multiples dimensions ?

Société post moderne (Jean François Lyotard) ? Il semble que l’on soit passé au-delà de ce stade. Société liquide (Zygmut Bauman) ? Cette métaphore semble pertinente pour saisir la dilution des règles, Nord et Sud confondus. Modernité tardive dans une société d’accélération sociale (Hartmut Rosa) ? Nous sentons tous cette tyrannie du temps qui nous oppresse. Société de post-vérité ? Quand ce sont les pouvoirs établis qui émettent les plus gros mensonges (exemple sur les causes du déclenchement des guerres du Golfe de 2003 et de Libye de 2011), quand pullulent les informations les plus folles sur les réseaux sociaux… Hypermodernité ?

Aucune approche ne peut faire à elle seule le tour d’une réalité si complexe. Chacune apporte un éclairage particulier. A nous de recomposer notre vision à partir de ces différents éclairages.

Ici, nous choisissons de montrer en images des aspects de ce malaise, tel qu’il s’affiche dans les rues.

L’individualisme s’exacerbe (« Si tu fais ce que tu veux, quand tu veux, alors tu es des nôtres. Just do it » proclame un graffiti), le non-respect des règles s’érige en droit (« Tout est permis », « Ne respectez pas les règles, fixez-les » proclame une publicité pour une grande marque – photo), tandis que fleurissent les annonces sécuritaires (« Area controled by security guard ») et se multiplient les caméras de surveillance. « Toute vérité est négociable » aurait-on écrit sur un mur de la Commission européenne à Bruxelles (je n’ai pas la photo de ce graffiti) …

Regardez cette photo où Obama est entouré d’hommes en noir. C’est 2 jours après son intronisation comme président des USA. Les positions des mains sont remarquables !

Et bien sûr, les images qui proclame sans vergogne le retour des privilèges…

Photos prises à Paris, Washington, et autres villes. Un clic et c’est à vous –> crise.

  • N’hésitez pas à m’envoyer vos photos sur ce thème, glanées çà et là au coin des rues… Je les publierai sous votre nom, si vous le souhaitez.

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